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Raymond Barre, l’expérience du pouvoir

mercredi 2 janvier 2008, par alain


Fayard a publié au début de l’année 2007, dans la collection Témoignages pour l’Histoire, L’expérience du pouvoir, Conversations avec Jean Bothorel, de Raymond Barre.

Il s’agit, même s’il s’en défend, des mémoires de Raymond Barre de sa fonction de directeur de cabinet au ministère de l’industrie en 1959 jusqu’à la fin de son mandat de maire de Lyon en 2001 en passant par la vice-présidence de la Commission de Bruxelles, le ministère du commerce-exterieur et le poste de premier ministre.

Il s’en dégage le sentiment d’un personnage d’une grande classe et d’une distance rafraichissante vis-à-vis du pouvoir, caractéristiques qui manquent cruellement de nos jours, où tout semble se réduire à la conquète du pouvoir puis au maintient dans les sondages. S’y ajoute aussi la clarté et la pédagogie (et non la démagogie) trop absentes depuis quelques temps.

Sur le plan économique, la difference avec la fin des années 70, il y a près de 30 ans, est étonnante : l’economie était bien moins libérale qu’actuellement (et seule l’extreme gauche ne s’en n’est pas accomodée) et le CNPF (l’ancêtre du MEDEF) y est décrit comme conservateur (voulant limiter la concurrance, préferant les prix réglementés etc.)...

Malgrès les deux crises pétrolières : croissance du PIB de 3%, déficit budgetaire de 1% du PIB, pouvoir d’achat en hausse de 3% par an (les salaires augmentant de plus de 10% par an)... C’est-à-dire, aujourd’hui des indicateurs de bonne santé, si l’on excepte la forte hausse du chomage (qui avait atteint 1,5 millions). D’ailleurs, l’objectif du premier ministre était de réduire la hausse du pouvoir d’achat...

Une importance différence était l’absence de l’euro et les problèmes liés à l’évolution du franc, qui sont bien oubliés de nos jours.

Si la liberalisation d’une économie corsetée pouvait paraît comme un progrès, on peut se demander si, aujourd’hui avec la mondialisation, la situation n’est pas inverse et si l’on n’est pas allé trop loin dans la dérégulation laissant ainsi au marché un arbitrage trop en faveur des inégalités et ignorant l’environnement.

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